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25 October Laly écrit 10/10
Thérapie par lettres... c’est un début qu’il disait le psy ! Maintenant c’est un besoin, j’évacue sur le papier ! Au départ, je devais écrire quand j’en avais envie, chez moi, pour pouvoir lire mes écrits au psy et en discuter avec lui, c’était une espèce de tremplin. La dernière lettre, je ne l’ai pas lu entièrement, le psy m’a fait stopper pour une phrase : « ... c’est un véritable problème aussi... (en plus d’un autre, dont je n’arrive pas encore à parler, même si je tourne autour...) ». Il n’était plus utile de lire la suite, fallait cracher le morceau. Le silence s’est éternisé. J’étais assise en face de cet homme grisonnant d’une bonne quarantaine d’années qui me fixait, j’en ai fait autant quelques minutes, en silence. Le seul bruit provenait d’un chronomètre, tic, tac, tic, tac, impossible de déborder de la demi-heure ! Quelques minutes dans un silence pesant, c’est fou tout ce qui passer par la tête ! Il a reformulé sa question, des dizaines en découlaient et je ne cessais de répertorier toutes les raisons qui faisaient que j’étais assise sur cette chaise...
Je consulte un psy parce que je suis enceinte et que lorsque je l’ai appris, je voulais y mettre un terme, sans prendre en compte l’envie de paternité de Dylan. C’est lui qui m’a conseillé d’aller voir un psy. Je suis là parce que je suis folle amoureuse d’un homme qui est loin de me faciliter la vie, parce que ses actes auront encore de l’importance dans dix ans et que je ne sais pas comment on pourra gérer tout ça... Décider de garder un enfant c’est faire le choix de toute une vie... Calypso est tombée enceinte avant de savoir que Dylan était son frère, demi... elle a choisi d’avoir cet enfant, qu’importe leur lien de sang. Je pense qu’il serait plus simple que Dylan se contente de n’être que l’oncle de ce bébé, puisque Calypso a Eddy dans sa vie à présent et que celui ci fera sans aucun doute un très bon père. On en a déjà parlé, il ne sait toujours pas ce qu’il fera, il dit qu’on a le temps, encore plusieurs mois... Ce serait tellement plus simple pourtant, plus simple à expliquer aux enfants plus tard. Non, en fait rien n’est simple ! Dylan et Calypso ne se regarderont jamais comme de simples frère et sœur, alors qu’en sera-t-il de nos enfants qui seront eux aussi demi frère et sœur ??? Quels liens devra-t-on leur inculquer ? Si Dylan décide d’assumer sa paternité, il va être servi... Dylan et sa manie de jouer avec le feu ! Il s’amuse à jouer les séducteurs, à tenter le diable, ce qu’il ne comprend pas c’est qu’en jouant, il se tente lui-même ! Et qu’il ne sait pas dire non... C’est vrai que Mado lui tournait autour, mais comme une fille timide, comme une jeune femme qui découvre qu’après ses parents et sa marmaille de frères et sœurs, elle a le droit d’avoir sa vie à elle, qu’elle peut plaire et qu’on peut la séduire, tout en étant très maladroite et n’osant pas car elle n’a jamais vécu ça. Je le savais, je ne m’en affolais pas. Je ne pensais pas qu’elle était dans la case possibilité même si elle fait partie du cercle restreint d’amis de Dylan. Physiquement elle est plus que banale, même pas si jolie que ça ! Assez grande avec de longs cheveux raides, bruns, une frange qui semble être coupée aux ciseaux par quelqu’un de sa famille et des grands yeux clairs qui lui donnent un air crédule. Ses hanches sont assez fortes pour son buste menu. Et à part de sa famille qui l’étouffe, je ne sais pas de quoi elle peut parler ! Je sais, on pourrait me répondre que Dylan se fout de sa conversation, mais je sais que c’est faux, car le pire de tout c’est qu’il l’apprécie... ce n’est pas juste un coup d’un soir pour oublier que je l’oblige à l’abstinence depuis plus de deux mois maintenant... Au même titre que ses amis, elle compte... Pourquoi on a accepté de retourner à un de ces week-ends organisés pour fraterniser avec les copains des copains, les voisins... ? Rien que par le fait qu’il y a toujours beaucoup de monde et qu’en ce moment, vu mon état, j’aimerais mieux m’enterrer vivante, on aurait mieux fait de refuser. Tout le monde est arrivé à plusieurs heures de décalage, comme souvent. Dylan est arrivé avant moi, il ne finit jamais tard le vendredi, Calypso attendait qu’Eddy rentre du boulot, moi je suis arrivée en soirée avec une collègue et amie. Mado était déjà là elle aussi, heureuse d’échapper à sa grande famille pour le temps d’un week-end avec des personnes de son âge. Dylan me soutient que ça ne s’est pas passé à ce moment là, après tout qu’est ce que ça peut faire ? Il m’a trompé! Il s’est permis de croire pendant un moment que je n’existais pas, qu’il était à nouveau libre comme l’air ! Et elle qui a une bonne réputation dans le quartier, qui se confinait jusqu’à présent au rôle de maman de substitution pour tous ses frères et sœurs, elle a cédé à ses envies en occultant le fait qu’elle allait faire d’un homme marié son premier amant ! Je ne sais comment, Calypso l’a découvert avant moi et pour protéger Dylan, pour éviter une autre crise dans notre couple, elle s’est retrouvée complice. Malade de jalousie, elle a quand même essayé de dissimuler ce que Dylan avait fait, de lui trouver des excuses. Elle ferait tout pour lui, mais rongée comme elle l’était par la colère et la déception, elle ne mentait pas bien. J’ai compris qu’une fois de plus, Dylan n’avait pas su dire non. Cela m’a anéantie. Dylan devait s’attendre à des cris, de la colère, des pleurs peut-être... rien. J’ai voulu partir, on m’a retenu, je suis restée, là, abattue. Il n’y avait plus rien à faire et je ne comptais pas faire la moindre chose. C’était comme ça, il fallait que je me fasse à l’idée. Juste après ce week-end là, mon père est arrivé du Brésil. Il ne devait rester que quelques jours et repartir avec ma mère ! Oui, elle est toujours chez nous... Evidemment elle me trouve bizarre, taciturne, je ne lui ai rien dit pour Mado, de toute façon j’évite de lui parler de mes problèmes, elle chercherait à m’aider et ça serait pire ! Ses réflexions à longueur de journée sur ma manière de vivre en étant enceinte, c’est suffisant !! Mon père a vu, lui aussi, que je n’allais pas bien. On a profité de se retrouver qu’à deux pour parler. Je lui ai expliqué que la grossesse n’était pas voulue au départ, que ma relation avec Dylan était assez compliquée. Au fur et à mesure, j’ai réussi à me confier à lui, entre la colère et la lassitude, je lui ai tout dit. Il m’a écouté puis ces mots sont tombés : tu n’es pas heureuse avec cet homme, quitte-le. J’ai commencé à élever la voix, à lui dire qu’il ne comprenait pas... Je n’ai pas eu le temps de poursuivre, mon père a eu un malaise. On l’a conduit d’urgence à l’hôpital, où il est resté plusieurs jours en observation. C’était son cœur. J’ai cru que c’était la fin, que mon père allait rejoindre sa première fille, que lui aussi allait me laisser seule, les médecins nous ont rassurés puis ils nous ont dit qu’il devrait se ménager à l’avenir. Lorsque je suis retournée voir mon père à l’hôpital, il est revenu sur notre dernière conversation. Il m’a dit qu’il comprenait mes sentiments pour Dylan et qu’il n’aurait pas dû prononcer ces mots, que j’étais seule à savoir ce que je devais faire, et que je serais sûrement encore plus malheureuse sans Dylan. Quand je suis sortie de la chambre, Dylan était là, je crois qu’il ne m’avait jamais serrée aussi fort dans ses bras. Après tout ce que je venais d’endurer, je n’avais pas le cœur à dire certains mots et ça n’avait aucune importance car nos regards s’étaient trouvés. Ses yeux dans les miens, c’est là que je suis le mieux, on n’a pas besoin de mot. La vie a suivi son cours, on n’a pas reparlé de ce week-end. Mes parents sont repartis au Brésil, je les ai accompagnés. Je pensais qu’un séjour au loin, seule me ferait du bien. C’est vrai je me suis reposée, cependant le manque était là et je ne fus pas mécontente de rentrer. Calypso et Carmen, la meilleure amie de Dylan me confièrent que celui-ci n’avait pas été des plus agréables pendant mon absence, c’était certainement sa manière de montrer son manque et sa peur de me perdre. Je pensais qu’on pourrait repartir sur le bon chemin... les problèmes liés à ma grossesse étaient toujours là, de plus en plus présent, comme moi... je grossis de semaine en semaine ! La vie a continué... et elle nous a rattrapés... Dylan est rentré un soir, plus tard que d’habitude, l’air déconfit. J’ai compris que j’allais encore devoir faire face, je n’en avais pas la force, je n’avais pourtant pas le choix. Il a prononcé trois mots qui m’ont coupé les jambes : Mado est enceinte. Les mots qui suivirent furent pires, j’ai cru qu’on avait retiré tout l’oxygène de la pièce, j’allais m’écrouler c’était sûr... Elle attend des jumeaux. Des jumeaux ! Quand tout s’acharne, je crois qu’il y a un moment où on perd la raison, j’en étais à ce stade. Je suis allée voir Mado, je lui ai demandé de renoncer à cette grossesse, j’ai même été jusqu’à lui dire que je prendrais tous les frais en charge. Elle ne pouvait pas les garder, ce n’était pas possible. Elle m’a expliqué qu’elle avait fait le nécessaire dès le lendemain pour éviter d’être enceinte mais qu’elle avait été très malade et qu’elle n’avait pas pensé que ça annulerait les effets de la pilule. Elle ne savait pas bien ce qu’elle allait faire, elle vivait encore chez ses parents, elle finissait la fac de lettres, elle savait qu’elle serait seule pour élever ses enfants, que ce ne serait pas facile, néanmoins, elle ne pouvait se résoudre à avorter. Pendant qu’elle parlait, je revoyais tous les rendez-vous que j’avais pris pour qu’on me retire ce truc que j’avais décidé de garder, ce truc qui s’est avéré être deux... et plus elle parlait plus je réalisais qu’au fond de moi étaient en train de grandir deux êtres que j’aimais déjà à la folie et que c’est pour eux que j’étais en train de perdre la tête. Je suis repartie de chez Mado, en réalisant que je ne pouvais rien faire contre le fait que Dylan aurait cinq enfants... de trois mères différentes... il ne me restait plus qu’à me focaliser sur l’essentiel : mes enfants auraient leur mère et leur père sous le même toit, 24h sur 24h, j’aime Dylan et il m’aime. Je suis rentrée, Dylan m’attendait, il ne savait pas où j’étais allée. Je lui ai dit que c’était moi sa femme, d’un coup ce mot prenait un autre sens, beaucoup plus d’importance. Je lui ai rappelé que je portais nos enfants, qu’il n’avait pas le droit de les faire passer au second plan, qu’on comptait plus que quiconque. Je sentais les larmes roulaient sur mes joues et s’immiscer aux creux de mes lèvres, après tout ce que je venais d’endurer, je savais que d’autres épreuves nous attendaient, j’avais le cœur en miette, j’avais peur mais ça n’avait aucune importance car nos regards s’étaient trouvés. Dylan vint m’entourer de ses bras puis ses yeux plongèrent dans les miens, je n’étais pas seule, c’est ensemble qu’on allait faire face aux évènements qui arriveraient. Il me regardait, il me demanda pardon, je fixais ses yeux bleus, on n’avait pas besoin de mot... C’est le lendemain que je me suis retrouvée devant le psy avec ce foutu silence ! J’ai ressenti une foule de sentiments différents, passant de la rage au désespoir, de la faiblesse au courage, de la honte à la fierté puis j’ai fini par relever la tête, je l’ai regardé et j’ai tout déballé en terminant par le plus important : La thérapie par lettres pouvait exister sans lui. J’allais continuer avec Dylan, et étant donné que j’avais pris conscience que c’était bien mes enfants que j’abritais au fond de moi et pas des « aliens » ou je ne sais quoi ; qu’aujourd’hui, je ne regrettais pas de les avoir garder, alors je n’avais plus besoin de ces séances. J’étais heureuse de fonder une famille avec Dylan, aussi imparfait soit il...
Anilèm S. (L. Vegas j'attends tes coms et ton accord! ;0) ) écrits octobre 2007
15 July "Laly écrit" 9/...Je ne sais plus comment m’habiller ! (déjà !!) Mes cuirs sont trop serrés, mes T-shirts me collent ! J’ai pris un peu de ventre, pas mal de la poitrine, moi qui suis plate comme une limande d’habitude ! Je me sens bizarre avec une poitrine... même mes jambes ne sont plus aussi bien qu’avant... remarque... je ne fais plus de sport, il va falloir que je m’y remette ! Alors voilà, il y a la case « possibilité » et parfois je me demande si je suis encore dedans... finalement... on n’a pas refait l’amour depuis ce jour dans la cuisine. J’ai oublié de vous dire : je suis rassurée sur un point, on a demandé une prise de sang prénatale et on a eu les résultats, c’est bien Dylan le père. Un enfant... de Dylan, certes, seulement c’est l’idée d’avoir un être en moi qui me dérange... Dylan se marre car il dit que j’en parle comme d’un alien... et vous voulez que je vous confie un truc drôle ???!!!! Un point bien moins bon que le premier... Eh bien, je suis retournée faire une écho... ce n’est pas un alien que j’attends... c’est 2 ! Des jumeaux, des faux jumeaux. Dylan est devenu pâle comme un linge et moi j’ai faillit m’évanouir ! ou hurler ! les deux peut-être ! Comment je pourrais me sentir bien en sachant que j’ai deux bébés dans le ventre... DEUX !! Je vais être énorme... J’ai beau me regarder dans le miroir, enfermée à double tour dans la salle de bain, je ne vois pas en moi ce qu’il pourrait y avoir de désirable... C’est moche une femme enceinte. Dylan essaie de me convaincre du contraire, me dire que c’est passager, qu’il m’aime... Je sais qu’il serait un des derniers à s’extasier devant un gros ventre de femme enceinte, alors qu’il arrête de me dire n’importe quoi !!! Il faut être réaliste ! Je l’aime, pourtant s’il prenait 10,20 ou 30 kilos, je le trouverais bien moins désirable ! Je n’aurais peut-être plus envie de lui de la même manière... plus autant, comme en ce moment... ... oui, ça c’est un véritable problème aussi... (en plus d’un autre, dont je n’arrive pas encore à parler, même si je tourne autour...) J’ai envie de faire l’amour avec Dylan, ça me manque nos corps à corps, sa peau nue contre la mienne... quand on va se coucher, je suis couverte au possible ! Pas envie qu’il me voit nue ou même en petite tenue, impossible. Après m’être scrutée dans les miroirs, maintenant je les évite. Je ne dis pas qu’avant j’étais narcissique au point de me détailler dans chaque miroir, seulement, avant, je savais que je pouvais plaire. Je n’étais pas parfaite et irrésistible, néanmoins je sais que j’étais une beauté particulière. Une métisse brésilienne aux yeux verts, blonde de surcroît, ce n’est pas commun. Dis comme ça, ça fait « bomba latina » comme le dit Calypso... mais, sur une silhouette qui n’était pas désagréable à regarder, il faut imaginer la dégaine... un manque évident de féminité (à part mes cheveux longs que j’attache tout le temps), des seins inexistants (enfin... avant !) des fringues de mecs, à part mes cuirs bien taillés, mes T-shirts et mes chemises je ne les trouve pas au rayon femme. Je ne déambule pas comme une « bomba latina » mais plutôt comme une baroudeuse, et à part au boulot où je fais attention à mon langage, et encore pas toujours... je ne parle pas comme une jeune fille de bonne famille, même si j’en suis une...
Anilèm S. (et L.Vegas) écrit en 2007 Pour la suite, il faudra attendre mon retour des vacances... et logiquement je devrais revenir avec d'autres histoires...
12 July "Laly écrit" 8/...Je l’ai appelé ce jour là, dans l’après midi, je sentais bien qu’il me cachait quelque chose. En plus, ce n’est pas des filles avec qui il s’entend très bien, enfin, surtout Valentine. C’est encore une gamine et Dylan n’a pas l’habitude de fréquenter les ados ! Même ceux qui essaient de se donner 5 ans de plus ! Kyllianne... c’est une autre histoire ! Elle est dans notre tranche d’âge et je sais que Dylan et elle ont plusieurs points communs, de par leurs vécus et de par leurs caractères ! Alors parfois ils s’entendent bien et d’autres fois ils sont comme chien et chat ! C’est une vraie teigne cette fille, elle se croit tout permis ! Elle veut quelque chose, elle ne demande pas, elle prend ! Alors quand je sais qu’il a passé la journée avec elle et sa miniature, je me dis que j’ai de quoi m’inquiéter ! J’avais envie de faire un scandale quand il est rentré, tard, parce que me dire que Kyllianne avait besoin d’un chauffeur, ça ne me convenait pas du tout comme excuse ! Depuis quand elle ne peut pas le conduire toute seule son cabriolet ??? Et depuis quand Dylan est aux ordres de mademoiselle ? Et pourquoi lui demander à lui de conduire alors qu’il ne conduit jamais de voiture ?? Autant il est à l’aise sur une moto autant c’est un vrai danger public en bagnole ! J’avais envie de lui crier qu’il mentait encore. Il est revenu crevé et l’air préoccupé. Je lui ai demandé calmement de me dire la vérité. Valentine avait été mêlée à une sale histoire lors d’une précédente soirée du quartier, Kyllianne s’en inquiétait. Elle a le caractère qu’elle a, pourtant elle réagit avec Valentine comme une grande sœur le ferait, à l’écoute, complice et protectrice. Apparemment, elle devait vraiment se sentir impuissante pour demander de l’aide. Dylan a fait office de psy bénévole, c’est tout. Quand je pense que moi je suis obligée d’aller voir un autre psy ! Tout ça parce que Dylan ne peut pas être mon mec et mon psy, ça m’énerve !! J’ai revu Valentine peu de temps après, elle était différente de d’habitude, plus renfermée, agressive. C’est malheureux à dire... la manière dont Kyllianne la regardait et se tenait à ses côtés montrait à tous que cette fille pouvait s’intéresser à quelqu’un d’autre qu’elle-même et avoir un cœur... Dylan ne m’avait pas menti même s’il ne m’avait pas expliqué la situation en détails. Je tiens à lui refaire confiance, seulement il ne fait rien pour m’aider ! Kyllianne je m’en suis toujours plus ou moins méfiée. Jolie bourge, sûre d’elle, un peu déséquilibrée parfois... Depuis qu’on la connaît, elle a toujours eu une relation d’attirance et de rejet avec Dylan, ce que j’ai du mal à comprendre. Néanmoins, rien que par son physique et sa personnalité, je m’en méfie, elle est dans la case « possibilité ». Eh ! oui... j’en suis là avec ma jalousie... jalousie ou manque de confiance ? En qui ? En Dylan... il m’a trop souvent menti. En moi aussi peut-être... j’ai encore pris quelques kilos, je me sens mal avec ces kilos en trop... oui, je sais, c’est NORMAL : je suis enceinte. On peut me le dire, je peux le savoir, ce n’est pas pour ça que j’accepte de voir mon corps changer...
Anilèm S. (écrit avec l'aide de L.Vegas en 2007) 01 July "Laly écrit" 7/...J’ai ouvert un nouveau document Word, je ne tiens pas à relire ce que j’ai écrit avant... Finalement, ce n’est pas une mauvaise idée d’écrire... surtout qu’en ce moment je ne dis plus rien... fatiguée de râler, gueuler, me disputer, me plaindre... en tout cas de vive voix, parce que je sens que sur cette page, je vais pouvoir me défouler ! Je n’ai pas envie que ma vie de couple ressemble à un amas de disputes et de crises ! J’aime Dylan, je ne veux pas le perdre, je sais que c’est réciproque même si parfois je me dis qu’il ne fait rien pour que ça aille...
Enfin... lui il me laisse vivre quand même ! Il ne m’étouffe pas comme ma mère !!! « Fais pas ci, fais pas ça ! Tu ne vas pas prendre ta moto ?C’est dangereux ! Tu ne manges pas ? Ce n’est pas bon pour le petit. Avant tu mangeais comme 4 et maintenant que tu es enceinte, tu ne manges plus rien ! Non, pas de café pour Laly, elle ne peut pas avec le petit ! ça sent la cigarette ! Tu as fumé ? Tu ne dois plus fumer, ce n’est pas bon quand on attend un enfant ! et bla bla bla et bla bla bla... » Parfois, j’ai l’impression que c’est son môme que je porte ! Ou pire, que je ne suis plus qu’un ventre en gestation ! Je sais qu’elle désire un autre enfant depuis un moment, parce qu’elle aimerait avoir un garçon mais elle n’est pas obligée de me couver comme ça ! Elle n’a toujours pas réussi à convaincre mon père qu’un bébé serait idéal après avoir eu sa dernière fille, il y a 21ans, moi. Elle a eu le malheur de me demander mon avis... Je ne lui ai jamais dit mais pour moi, c’est comme si elle voulait remplacer ma sœur... alors je me suis toujours opposé à cette idée d’enfant et je ne m’en suis pas cachée. Aujourd’hui, je lui en voudrais encore plus si elle tombait enceinte... maintenant qu’elle va être grand-mère !
un petit bout de suite! le reste arrivera plus tard!! Avoir ma mère chez nous, ça n’arrange vraiment rien ! Elle me tape sur le système ! Je suis à cran, à bout, lessivée... Dylan aussi sature, il faut dire qu’elle est là depuis plusieurs semaines... Avec elle, c’est toujours pareil : on sait quand est-ce qu’elle arrive (et encore ! Pas toujours !)mais on ne sait jamais quand est-ce qu’elle repart ! Il essaie de la convaincre de repartir bientôt. Il est possible que mon père vienne, ainsi ils repartiront au Brésil ensemble. Je n’ai pas très envie d’annoncer la nouvelle à mon père... j’ai encore du mal à me faire à l’idée que j’attends un enfant, que je vais être maman...
Je crois que le fait d’être enceinte me rend encore plus jalouse... On habite dans un tout nouveau quartier où tout le monde s’entend plus ou moins bien, on se connaît tous, il faut dire que la majorité des habitants à notre âge. Et en plus de se croiser au cours de la journée, il y en a toujours un pour organiser une soirée et y convier la plupart des gens. Alors on se lie avec diverses personnes, à qui on fait appel de temps à autre pour x raisons. C’est ainsi que Dylan a passé toute une journée avec deux de nos voisines...
02 May "Laly écrit" 6/....Je n’ai pas pu... Je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout. ça ne m’arrive pas souvent de pleurer... Je me souviens de mettre effondrée dans les bras de Dylan, j’étais perdue. Je le suis peut-être moins mais je n’ai pas encore retrouvé pied ! On a décidé ensemble qu’il fallait que j’aille voir un psy, que je puisse en parler avec une personne compétente, extérieure, pas le psy que j’avais vu à l’hôpital pour l’avortement. Dylan a contacté un de ses confrères et il a pris rendez-vous pour moi, comme si j’étais une de ses patientes. Eh ! oui... le psy qui vous a appelé c’est Dylan... mon mec, enfin... mon mari, puisqu’on est marié... Je n’arrive pas à parler, j’ai toujours été comme ça. Même avec Dylan je n’y arrive pas ! Pourtant, c’est mon mec et il est psy en plus ! Oui ! Je sais... Il ne peut pas faire le mari, l’amant, le psy et le futur père ! Vous me l’avez déjà dit... On s’est donc vu une fois. A la fin de l’entretien, j’ai retenu que j’étais plus prête à le garder qu’à m’en débarrasser, seulement je me suis rendue compte que j’avais besoin d’aide, besoin d’une personne avec qui parler de tout ce qui me traverse l’esprit. Ce bilan ne m’a pas trop plu, néanmoins j’ai décidé de renouveler l’entretien. Je n’ai pas gardé cet enfant pour faire plaisir à Dylan (il me l’a posé aussi cette question !), je n’ai pas avorté car je savais qu’après jamais je n’aurais pu me regarder à nouveau dans une glace et encore moins regarder Dylan en face. En fait, c’est la grossesse qui me fait le plus peur... parce que c’est moi qui le porte, qui l’ai dans le ventre, je suis seule face à ça. Je ne me sens pas non plus prête à m’occuper d’un bébé, je ne l’ai jamais fait et je ne m’en sens pas vraiment capable, seulement, Dylan pourra gérer avec moi, il sera là. Si moi je ne me sens pas à la hauteur, je ne m’en fais pas pour Dylan, j’ai confiance ! Si seulement on pouvait zapper des morceaux de vie ou appuyer sur avance rapide ! Allez ! Hop ! On zappe les neuf mois de grossesse et l’accouchement et hop ! On est parent !
24 April "Laly écrit" 5/....J’ai passé un entretien avec une infirmière, j’ai dû faire une écho. Bien sur que c’est tout petit, que ça ressemble davantage à un haricot qu’à un enfant, vous savez que c’est une vie et en plus elle est dans votre chair, dans vos entrailles... et forcément vous repensez à votre mère qui est restée sur ses positions de bonne catholique brésilienne et qui affirme, malgré son ouverture d’esprit, que l’avortement est un crime ! Le doute s’installe... Dylan a su rester objectif. Il n’a jamais voulu m’imposer son désir d’enfant, sachant que je n’en désirais pas. Il tenait à respecter mon choix. Après tout c’est moi qui le porte ! pas lui ! Il m’a quand même dit qu’il n’est pas toujours pour l’avortement... pas quand le couple s’aime, est en âge d’avoir des enfants, qu’il n’y a pas de problème d’argent, bref quand il y a de quoi lui offrir un bon foyer... ça aussi ça m’a fait réfléchir... seulement je restais persuadée de ne pas en vouloir. En plus quand j’ai su de quand cela pouvait dater, j’ai réagi que cet enfant n’était peut-être pas celui de Dylan... Il n’y a pas eu deux jours d’intervalle entre ma nuit avec Hugo et la cuisine avec Dylan ! L’angoisse. En même temps avorter de l’enfant d’Hugo me paraissait plus facile... J’ai donc décidé d’avorter (euh... pas par le biais de l’hôpital... une collègue journaliste avait trouvé un plan plus rapide, illégale mais au moins, ça ne nécessitait pas d’autres entretiens avec des infirmières, assistante sociale, gynéco, psy...) j’ai donc pris un rendez-vous. Pourtant, plus j’approchais du moment fatidique, plus j’angoissais à l’idée que cet enfant pouvait aussi être celui de Dylan... Dylan qui avait tenu à m’accompagner. Je pense qu’il se demandait dans quels genres de condition cela allait se passer. Parfois je me demande s’il n’a pas fait exprès de venir ! En se disant que sa présence me ferait changer d’avis ! La veille, il m’avait demandé si de savoir que c’était bien lui le père changerait quelque chose, j’ai répondu non. Je ne sais pas si j’essayais de m’en persuader ou si j’avais dit le contraire de ce que je pensais...
Anilèm S. (grâce à la participation de L.Vegas!) octobre 2006
suite très prochainement... n'oubliez pas de laisser vos commentaires! ;0) 18 April Laly écrit 4/... Là où ça se complique (encore !) (et je ne vous ai pas encore parlé de ma mère !) c’est que Calypso est enceinte, oui je sais je l’ai dit. Seulement ce n’est pas Eddy le père, c’est Dylan ! Moi je trouve que ce serait plus simple qu’Eddy soit le père de cet enfant. Oui, parce que je ne vous ai pas dit ! : Calypso a su par son père que Dylan était son demi-frère ! Ils sont de mères différentes... Ils l’ont su très récemment... Je suis d’accord qu’ils ne pouvaient pas le deviner : Dylan a grandi a la DDASS sans rien connaître de ses parents, sauf de sa mère puisqu’il porte son nom. Toutefois, maintenant qu’ils savent qu’ils sont frère et sœur (demi ! je sais ! ils le répètent assez souvent !) ils pourraient quand même se comporter autrement ! Et puis quoi ! Qu’est-ce qu’ils vont expliquer au gamin quand il sera plus grand ? Dylan est à la fois son père et son oncle... super ! Je ne pense pas que ce soit très sain pour le môme, seulement ce n’est pas à moi de décider de tout ça. J’en ai parlé à Dylan, il réfléchit... Je sais que je l’ai fait souffrir en lui expliquant mon point de vue, car lorsqu’il a su que Calypso était enceinte, moi je ne l’étais pas encore et ils ne savaient pas pour leur lien de sang, il était ravi : il allait être papa ! Ça lui tient à cœur, c’est important pour lui, alors imaginez sa tête quand j’ai dû lui dire : j’ai fait un test, je suis enceinte, je ne compte pas le garder ! Le souci c’est que ne pas le garder ce n’est pas comme jeter un chewing-gum qui n’a plus de goût ! ou de recracher un pépin ou une arrête ! 16 April "Laly écrit" 3/...Bon d’accord, c’est vrai, même si la situation n’était pas aussi compliquée, j’aurais réagi de la même manière, à la base, je ne veux pas d’enfant. Je ne me sens pas prête. Je n’ai pas envie de faire une pause dans ma carrière qui commence à peine ! Encore, dans quelques années, adopter... pourquoi pas ? Mais d’un môme qui aurait déjà 4 ou 5 ans. Pas un bébé ! Et le porter neuf mois ! NEUF ! 9 !!! 1 mois ½ de fait déjà... mais le pire est à venir. Je le sais. J’ai déjà pris 4 kilos ! 4 !!! Je le vois à mes cuirs, ils sont plus serrés aux cuisses. De toute façon j’ai dû prendre de partout ! Dylan dit qu’il ne l’a pas remarqué, je suis sûre qu’il ment ! Mon ventre n’est pas encore rebondi... par contre celui de Calypso, on dirait un petit ballon ! C’est incroyable, ça ne fait qu’un peu plus de deux mois ! Elle a pris du ventre et des seins, c’est tout. Elle est toujours aussi fine, pourtant elle mange correctement maintenant. Je crois qu’elle a trouvé un équilibre avec Eddy qu’elle n’avait pas avec Dylan... ça fait quelques semaines maintenant qu’on a mis les choses à plat, tous les 4... J’ai cru plus d’une fois que Dylan allait mettre Eddy dehors ou lui mettre son poing dans la figure, mais il a tenu bon, à part quelques réflexions désagréables qu’il n’a pas pu s’empêcher de lancer ! Il faut dire que Calypso le défier du regard, je crois qu’elle aurait été capable de le gifler s’il avait touché Eddy. Oh ! Et puis, même si j’ai eu mal pour Dylan, car je sais que ça fait mal, j’ai bien ri intérieurement et ne me suis pas retenue pour sourire lorsque Calypso leur a dit : « Je vous aime tous les deux » Elle l’a fait exprès j’en suis sûre ! Elle non plus elle n’a pas avalé le fait que Dylan nous ai dit à toutes les deux cette phrase, mot pour mot. Dylan en a perdu ses couleurs !
Eddy et moi savons très bien qu’on ne pourra pas empêcher Dylan et Calypso de se voir, on sait pertinemment aussi qu’il se passe encore des choses entre eux... mais pas devant nous... officiellement je suis la femme de Dylan, nous vivons ensemble, chez moi qui est devenu notre chez nous. Calypso vit chez Eddy et son petit frère à présent, en fait, juste en face de la maison où elle habitait auparavant. Le mercredi je bosse, Eddy aussi, pendant que Dylan profite de son repos pour être avec Calypso, ils ont besoin de leurs moments à eux... il me dit qu’ils ne couchent pas ensemble, je le crois. Je ne dis pas qu’ils ne se passent rien, mais sur ça je le crois.
Encore un peu de patience pour la suite... merci de me lire et de prendre le temps de me donner vos impressions! à bientôt! 14 April "Laly écrit" 2/...Quand je pense qu’elle a organisé ses journées de ménage (elle bosse chez plusieurs voisins dans le quartier en attendant de reprendre ses études de droit) en fonction des emplois du temps de Dylan et Eddy ! Donc : mercredi c’est Dylan et le lundi c’est Eddy vu qu’il a sa journée ! Je revois la tête de Dylan quand il a compris qu’elle avait modifié ses horaires pour voir Eddy en cachette, pendant que lui bossait ! Il était vert ! Décidément, ce week-end sur l’île a compliqué les choses au lieu de les simplifier ! Par vengeance, parce que Dylan avait couché avec Marika, moi j’ai couché avec Hugo, dans la mer, en pleine nuit, éclairée par les lumières de la plage, sur laquelle on a fini la nuit... Calypso, elle, s’était rapprochée d’Eddy avec qui elle s’entendait déjà bien, pour faire chier Dylan, certes ! Mais aussi parce que Eddy parle tellement qu’en l’écoutant, on n’a pas le temps de penser à autre chose ! Je n’aurais pas cru qu’elle aurait couché avec lui, pourtant si, et avec plus de cœur que je ne l’aurais supposé ! Moi avec Hugo, c’était juste un soir, comme ça. On se parle encore, et sauf quand Dylan est dans les parages, il n’y a pas de gêne. Calypso, elle, elle a continué de voir Eddy, pas seulement comme ça, par hasard dans la rue principale, mais pour boire un café, pour l’écouter parler de je-ne-sais-quoi, de toute façon, Eddy a toujours un truc à raconter ! Il est saoulant ! Et quel maladroit ! C’est du genre à se prendre forcément un pot de peinture s’il passe sous l’échelle d’un peintre ! Ou alors il serait capable de ne pas voir qu’il manque une plaque d’égout et de tomber !Bah ! Tiens ! Sur l’île, il a trouvé le moyen de se faire pincer le gros orteil par un crabe ! Un danger ambulant ce mec ! Mais en même temps je comprends que des sentiments se soient développés entre deux, ils se ressemblent... comme je ressemble à Dylan. Et autant Calypso est très différente de Dylan (sauf leur esprit commun pour la luxure !) autant je ne me verrai absolument pas avec un type comme Eddy ! Le calvaire !
Vous pensez que je m’éloigne du sujet là ? Je sais, je suis censée parler du bébé... mais de toute façon on va se voir jusqu’à ce qu’il pointe son nez ! alors on a le temps d’en parler, et puis... il faut bien comprendre le contexte dans lequel je vis, dans quelles circonstances mon couple évolue...
12 April "Laly écrit" 1/... (suite de Laly n'a pas sommeil) Laly s'assit à son bureau, devant son ordinateur et resta un moment sans rien faire.
Elle repensait à cette deuxième séance chez le psy, heureusement qu'il y en avait eu une première! parce que cette fois, elle avait à peine ouvert la bouche... Elle avait tellement de mal à exprimer tout ce qui lui passait par le tête...
Elle alluma l'ordinateur. Elle avait son après-midi, personne à la maison, il fallait en profiter. Elle cliqua sur Word et décida d'écrire comme le psy lui avait conseillé.
Je suis censée écrire pour sortir ce que j’ai au fond de moi... ... c’est con comme phrase quand on pense que j’ai un truc qui grandit dans mon ventre ! Oui, je sais, ce n’est pas un « truc » c’est un enfant. Mais pour l’instant, ça ne ressemble à rien ! Je le sais, j’ai déjà fait une écho, juste après le test de grossesse et la prise de sang ; parce qu’ils vous le montrent alors que vous voulez vous en débarrasser ! D’accord ça ne ressemble à rien et c’est minuscule mais c’est bien là, vous savez que cette espèce de photo noir et blanc c’est votre ventre et ça se voit qu’il y est bien attaché ce « truc » ! Vous avez ce machin là dans le ventre alors que vous n’en avez jamais voulu ! Vous aviez juste oublié que vous ne preniez pas la pilule et vous étiez trop pressée de faire l’amour avec votre mec pour penser préservatif... On n’avait pas à craindre le sida vu qu’on a fait le test tous les deux, dans le feu de l’action, on n’a pas pensé aux mômes.
J’ai compris que j’étais sûrement enceinte parce que j’avais des nausées, je vomissais alors que ça ne m’arrive pas souvent. J’angoissais d’avance, je le sentais trop mal cette histoire...
Quand je pense qu’on a fait l’amour comme ça dans la cuisine sur le sol froid alors que Calypso, du haut des escaliers, faisait tout pour qu’on arrête... on aurait dû au lieu de se foutre du bruit des canettes métalliques qu’elle faisait rouler et tomber. Je crois que toutes les canettes que mon ex colloc’ et amie irlandaise collectionnait y sont passées... GLING à chaque marche... GLING GLING GLING GLING... et rrrrrrr quand elles finissaient leur chemin sur le sol du couloir, nous narguant en passant devant la porte de cuisine restée ouverte... C’était un matin, Dylan et moi on bossait, pas elle, elle ne pouvait pas dormir ! Ah ! non ! c’était un mercredi. Le mercredi c’est la journée de repos de Dylan, comme elle ne bosse pas non plus, ils passent la journée ensemble... alors ! Elle pouvait bien nous foutre la paix ! Elle l’avait pour tout le reste de la journée !
Anilèm 1er octobre 2006 (toujours avec l'aide de L. Vegas sans qui Laly et les autres n'existeraient pas! merci!)
suite très bientôt!
27 September "Laly n'a pas sommeil" 5/5Laly se redressa et alluma une royale menthol. Le même sentiment… à chaque fois qu’elle était heureuse, et aujourd’hui plus que jamais… la même sensation, celle de ne pas mériter tout ça, l’impression de voler un bonheur qui ne lui était pas dû. Elle respira à fond, les yeux clos. Sous ses paupières, le visage d’une jeune femme d’à peine dix huit ans, aussi brune qu’elle était blonde, avec un large sourire sur sa peau bronzée de Brésilienne, les yeux clairs, comme elle, une jeune femme pétillante de vie… Laly reprit une plus grande inspiration. Elle ouvrit les yeux et tourné la tête, machinalement vers la place vacante du canapé à deux places… Parfois, elle faisait plus que la voir, là, bien présente : elle était persuadée de l’entendre… mais comme à chaque fois qu’elle avait besoin de se sentir rassurée, elle avait beau demander pardon à voix haute, comme elle l’avait déjà fait mille fois depuis cinq ans, jamais elle n’entendait quoique ce soit comme réponse. Le silence planait, seul le soupir de Laly résonna dans la pièce. La silhouette qu’elle voyait à côté d’elle était la même qu’elle avait connue, elle n’avait pas changé, pas vieillie. Elle déglutit, son fantôme ne souriait plus, il était sans expression. La respiration de Laly s’accéléra. Elle vit la jeune femme brune lever la main gauche et du pouce lui désigner l’annulaire… Laly fronça les sourcils et se pencha vers le cendrier juste à temps pour y faire tomber ses cendres. Elle se tourna de nouveau : plus rien. Elle regarda sa propre main qui portait depuis peu une alliance, un simple anneau d’argent, elle la fit tourner avec son pouce… qu’est-ce qu’elle avait voulu dire ? Laly referma la main et serra le poing, jamais elle ne se pardonnerait de ne pas avoir été à l’heure à se rendez-vous, et de ce fait d’avoir laissé la place dans cette voiture à sa sœur aînée… jamais, mais aujourd’hui, elle ne fuirait pas comme elle l’avait déjà fait. Après le deuil, pour échapper aux regards de ses parents, qu’elle pensait accusateurs, pour ne plus se sentir aimée malgré tout par son petit ami de l’époque, celui qu’elle aurait cru le seul et unique de sa vie, elle avait quitté le Brésil, seule, définitivement, pour tout recommencer ailleurs. Aujourd’hui, elle n’abandonnerait pas Dylan, comme elle l’avait fait avec Diego, elle resterait avec lui, coûte que coûte, même si chaque soir elle devrait se sentir coupable de continuer de vivre, de vivre vraiment…
Août 2006, Anilèm S. (approuvé par L.Vegas!
N'hésitez pas à me laisser vos impressions ! merci ! 26 September "Laly n'a pas sommeil" 4/5Laly se remit sur le côté pour le regarder encore dormir avant de se décider à finir sa nuit sur le canapé. Elle éprouvait encore de la déception, de la colère, du dégoût de se savoir trompée, trahie, elle avait peur de ce que l’avenir leur réservait et en même temps elle avait confiance en ce qui les liait. A cause de Dylan, elle se sentait diminuée, faible, lâche, au point de l’avoir trompé à son tour, par simple vengeance… elle n’était pas fière de ça non plus… la fidélité, en amitié comme en amour, était importante à ses yeux… à cause de lui, elle ravalait ses principes, sa fierté, elle acceptait de le partager avec Calypso… Et en même temps, grâce à lui, elle se sentait bien, forte, la vie était compliquée mais elle avait enfin un sens ! Elle savait pourquoi elle se réveillait le matin et pourquoi elle n’avait pas envie de sombrer dans le sommeil le soir, sa vie ne se résumait plus qu’à son travail, elle avait envie de passer du temps avec Dylan, de faire un tas de choses avec lui. Elle se surprit à imaginer l’enfant qui grandissait dans le ventre de Calypso, dans quelques mois il serait là, avec eux, il grandirait, et elle se voyait avec lui. Elle s’étonnait elle-même. Peut-être qu’ils auraient envie d’un enfant à eux deux un jour, dans plusieurs années, ils adopteraient… Ses épaules se relevèrent et elle dut serrer la mâchoire pour ne pas que son fou rire s’entende. Qu’est-ce qui lui prenait de voir aussi loin ? Elle était folle ! Folle à lier ! Non, vraiment, elle n’allait pas bien… et tout ça à cause de ce type là, allongé à côté d’elle, dans SON lit, CHEZ ELLE où il avait emménagé le soir même. Elle soupira, elle n’avait pas envie de dormir sur le canapé, loin de lui, de sa chaleur. Elle s’en voulut de ne pas savoir rester immobile dans son sommeil et se pencha sur lui pour déposer un léger baiser sur son torse. Elle le regarda une dernière fois avant de fermer la porte de la chambre, elle sourit et se dit qu’il se serait encore plus séduisant avec davantage de cheveux gris sur ses tempes brunes… même tout gris il resterait attirant ! Elle riait dans le couloir en se moquant d’elle-même. Elle retira ses rangeos et s’allongea tout habillée sur le sofa avec un sourire aux lèvres.
Août 2006, Anilèm S. (et miss L. Vegas) Laly n'a toujours pas sommeil... la suite dans peu de temps! 24 September "Laly n'a pas sommeil" 3/5Elle repensa à Philippe. Elle se rallongea sur le dos et resta un moment les yeux rivés au plafond. Ce soir même, Philippe était venu la demander en mariage. Elle le connaissait depuis pas mal de temps, elle en avait fait un amant régulier, parce qu’elle l’appréciait, même si elle ne supporte pas très bien son côté possessif. Ils passaient de bons moments ensemble, ils partageaient un goût similaire pour leur travail, lui médecin, elle journaliste, ils s’étaient rencontrés dans un pays en guerre. Elle voyait en Philippe un ami et, comme elle le disait en riant avec ses amies, un « bon antidépresseur », car c’est lui qu’elle allait voir quand elle avait besoin d’oublier ses problèmes dans les bras de quelqu’un. Elle avait conscience que Philippe était sûrement le gendre idéal mais elle ne partageait pas ses sentiments, elle ne se voyait pas casée pour faire comme tout le monde ou pour faire plaisir à ses parents… pourtant, elle avait eu mal au ventre de devoir lui dire non, parce que le mariage s’était fait quelques semaines plus tôt, alors qu’il était au Liban… avec un mec qu’elle connaissait à peine, à cause d’un « chiche »… Elle savait que Philippe était sincère… après son départ, l’alliance restée dans son écrin, elle avait prévenu Dylan : il n’avait pas intérêt de lui faire regretter un jour le refus qu’elle venait d’imposer à Philippe. Elle aurait pu dire oui, divorcer de Dylan et choisir la sécurité. Dylan disait l’aimer, c’était réciproque, elle baissait toutes ses barrières devant lui, alors il se devait de ne jamais la décevoir, plus jamais…
Août 2006, Anilèm S. (et toujours L. Vegas!) la suite prochainement! "Laly n'a pas sommeil" 2/5Laly ne tendit pas la main vers Dylan et son regard vert s’assombrit… Un week-end, même pas… une journée et demi loin de leur quotidien, dans un lieu qui aurait dû être paradisiaque et surtout : neutre ! Neutre pour enfin essayer de trouver sa place, essayer de définir le mieux la place de chacun… celle de Dylan, de Laly mais aussi celle de Calypso… Un triangle amoureux qui ne fonctionnait pas dans tous les sens… même si entre les deux jeunes femmes la hache de guerre était enterrée, elles la ressortaient encore de temps à autre… Dylan avait été clair : il LES aimait. Jamais il ne lui avait dit « je t’aime ». C’était lors d’une de ces énièmes discussions houleuses à trois qu’il leur avait dit : je vous aime ». Toutes les deux, aussi différentes étaient-elles, l’aimaient aussi et c’était bien là le problème… c’était cette situation incongrue, selon Laly, qu’il fallait éclaircir, mettre à plat durant ce petit week-end organisé… Seulement ils n’étaient pas que trois sur cette île… et pendant qu’elles dormaient paisiblement dans un bungalow, Dylan, que toutes les deux croyaient également endormi, se retrouva de fil en aiguille dans un autre bungalow. Il coucha avec une fille que tous connaissaient puisqu’elle vivait dans le même quartier qu’eux et aussi parce qu’il n’était pas rare de la voir dans les magazines ou parfois à la télé, étant donné son métier de top model. Mannequin… donc jolie… une superbe plastique, de grands yeux bleus et une chevelure blonde digne des pubs pour shampooing ! Une fille belle certes mais néanmoins intelligente, sympa et simple ! une rivale parfaite ! Laly savait que Dylan avait couché avec Marika, parce qu’il en avait eu envie, comme ça, comme lorsqu’il était célibataire et qu’il ne se posait aucune question. Mais Laly ne pouvait s’empêcher de pester contre cette fille qui avait dû d’une manière ou d’une autre, le provoquer. Elle ne cherchait pas à trouver des excuses à Dylan, cependant elle n’allait pas jusqu’à le croire volage au point de draguer d’autres femmes, il en avait déjà bien assez entre elle et Calypso ! Laly soupira, Dylan fronça les sourcils dans son sommeil. Elle savait ce qu’elle ressentait pour lui mais elle ne comprenait pas pourquoi l’amour la rendait aussi vulnérable : elle était là dans le même lit que cet homme qui disait aussi en aimer une autre, qui l’avait trompée la veille et qui l’avait au début rejetée alors qu’elle venait de se donner à lui comme elle ne l’avait jamais fait avec personne. Elle tenait à lui et à cause de ça elle fermait les yeux sur ses principes un par un… en fait ce qui l’effrayait le plus, c’était de se réveillait un matin en se rendant compte que Dylan ne l’avait jamais aimée… Avec une certaine rancœur, envers lui et envers elle-même, elle pouvait pardonner, se rabaisser, faire l’autruche et accepter Calypso… mais jamais elle ne pourrait admettre de faire tout ça si son sentiment n’était pas partagé, jamais…
août 2006, Anilèm S. (grâce à miss L Vegas!) suite au prochain épisode! 17 September "Laly n'a pas sommeil" 1/5Elle ne dormait pas. Laly savait qu’il ne fallait pas qu’elle s’endorme, elle bougeait beaucoup trop dans son sommeil et Dylan n’était pas encore tout à fait remis des coups qu’il avait reçus dans cette bagarre inégale, à quatre contre un. Il s’était endormi, un peu assommé par les anti-douleurs qu’il avait pris. Elle repensait à cette phrase qu’il avait dite : « fais gaffe, ça devient sérieux ! » Parce qu’ils allaient d o r m i r ensemble, alors que seulement deux semaines avant, elle lui avait dit qu’elle était avec lui rien que pour le sexe. Elle avait menti, parce qu’elle avait peur justement de cette envie qui l’avait envahie de vouloir s’endormir contre lui, tout simplement. Leur histoire avait commencé sur un « chiche » à la con, un de ces « chiches » qui la perdrait un jour ! Puis leur relation s’était poursuivie par de nombreux corps à corps, enfermés chez elle, les volets clos, une journée entière à se rassasier de la peau de l’autre, à s’éloigner l’un de l’autre que pour répondre aux besoins du corps, pour reprendre leur souffle ou griller une cigarette et durant tout ce temps, sans s’en apercevoir, leurs yeux s’attachaient petit à petit de plus en plus. Ils passaient un temps infini à se fixer, sans rien dire… Elle repensait à leur première fois… et à toutes les autres… elle sourit, un peu amusée aux souvenirs de leurs ébats. Aucun homme avant Dylan ne lui avait procuré un tel plaisir et malgré le nombre d’amants qu’elle avait eu, jamais elle ne s’était laissée aller comme elle l’avait fait avec lui… Toujours aux côtés de Dylan, Laly rougit à la pensée de ce qu’elle avait osé avec lui et de ce qu’elle lui avait laissé faire, elle qui sous ses airs de garçon manqué libéré, n’était pas si à l’aise que ça avec son corps et celui de l’autre. Elle le fixait : Dylan dormait sur le dos, comme la plupart du temps, nu, son buste libre des couvertures. Elle eut envie d’y poser la main, elle pouvait passer des heures les paumes sur son torse viril. Elle se ravisa. Toucher Dylan le réveillerait, elle ne le voulait pas, il avait l’air si paisible. Il avait besoin de repos, pour son corps, encore meurtri et aussi pour son esprit, les jours précédents ayant été riches en évènements…
août 2006, Anilèm S. grâce à L. Vegas, merci! |
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